Politique monétaire et croissance économique en Mauritanie : une analyse empirique des canaux de transmission de la Banque Centrale de Mauritanie (1990–2024)
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Transformation digitale, Technologies numériques, Contrôle de gestion, Outils de pilotage, Contrôleur de gestion, Performance organisationnelleRezumat
Cet article examine l’efficacité de la politique monétaire de la Banque Centrale de Mauritanie (BCM) et son impact sur la croissance économique sur la période 1990–2024. À partir d’un modèle vectoriel à correction d’erreur (VECM), il caractérise les relations de long terme entre les instruments monétaires — taux directeur réel, masse monétaire (M2) et crédit à l’économie — et l’activité réelle mesurée par le logarithme du PIB réel hors industries extractives. La démarche combine tests de racine unitaire (ADF, Phillips‑Perron, KPSS) et test de rupture endogène (Zivot‑Andrews), test de cointégration de Johansen, estimation d’un VECM à une relation de cointégration, fonctions de réponse impulsionnelle et décomposition de la variance. L’hypothèse centrale est que, dans une petite économie ouverte dépendante des ressources naturelles, partiellement dollarisée et marquée par une dominance budgétaire, le canal de transmission par le taux d’intérêt est faible tandis que le canal du crédit domine. Les résultats mettent en évidence une relation de cointégration reliant crédit et activité, une réponse modeste et lente du PIB aux chocs de taux directeur, et une part de la variance de la croissance surtout expliquée par les chocs des termes de l’échange. Ces éléments plaident pour un renforcement du canal du crédit, l’approfondissement du marché interbancaire et une meilleure coordination avec la politique budgétaire.
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